Dans la Dérive du réel, le langage est abordé selon la vision du linguiste Gustave Guillaume. Pour lui, le langage est une des formes de la pulsion de vie. Il permet de traiter l’environnement en vue d’y survivre : organiser et interpréter les informations, se coordonner avec les autres, prendre conscience de ce qu’il nous arrive, de nos besoins et de nos aspirations.
Il s’agit d’une faculté cognitive.
Deux distinctions supplémentaires sont apportées dans le livre :
- le langage en tant que faculté cognitive est différencié de la langue, en tant production d’un groupe de locuteur (par exemple « le français »),
- le langage en tant que faculté cognitive rassemblant des signes et suscitant l’interprétation est différencié du code, en tant que répertoire de règles d’actions rassemblant des signaux.