Les Rencontres de l’esprit critique [REC]


Informations et inscriptions sur le site des REC


Vendredi 11 avril 2025 à 13h30

Muséum d’histoire naturelle

[13h30 – 14h15]

Qu’est-ce que la réalité ?
Une simple interprétation ?
Pourquoi les « faits alternatifs » s’imposent-ils face à « ce qui est » ?
Nous percevons le réel à travers le langage et le récit. Certains récits éclairent le monde, d’autres le falsifient, traçant la frontière entre démocratie et totalitarisme. Avec le numérique, nos récits s’entrelacent au réel, jusqu’à le supplanter. Nous vivons dans un Storyworld, un « Monde-Récit », où la frontière entre réalité et fiction s’efface.
Le langage lui-même vacille : il ne décrit plus un monde commun, il alimente des croyances.
Et quand l’émotion domine, la vérité disparaît.

Une conférence pour comprendre pourquoi et comment nous basculons dans des « réalités alternatives » totalitaires


Samedi 12 avril 2025 à 19h00

Muséum d’histoire naturelle

[19h00 – 20h00]

Au centre de nos vies, de notre référence temporelle, de notre existence sociale, et de l’économie, il y a le « travail » ou plutôt l’emploi, c’est-à-dire l’activité que l’on fait pour gagner de l’argent.

Pourtant le travail-emploi est loin de couvrir les activités productives et économiques requises pour faire tourner le monde. 40% de la richesse produite, en France, ne provient pas du travail mais d’activités effectuées hors travail, non rétribuées (ou rétribuées sous le SMIC), non protégées, ne donnant accès à aucune protection ni reconnaissance. Ces activités sont l’équivalent des services écosystémiques de la nature mais elles sont opérées par les femmes et les hommes. C’est « l’activité contributive ».

L’activité contributive, c’est ce que nous faisons -nous les individus- à notre charge parce qu’elles doivent être faites et parce qu’elles n’ont pas de modèle économique : l’activité contributive n’est pas solvable, elle ne peut pas s’inscrire dans un cycle lucratif.

On peut le dire autrement encore : « tout ce qui est nécessaire n’est pas nécessaire solvable », alors l’activité contributive prend le relais.

En France, il y a 1,6 fois plus d’activité contributive que de travail.

L’activité contributive est une nouvelle catégorie qui permet de penser ensemble des situations que l’on a l’habitude de voir de manière isolée, en silo: le care et le travail domestique, le bénévolat, la vie citoyenne (participation ou représentation), le sport, mais aussi tous les projets censés être professionnels mais qui ne peuvent structurellement pas être solvables comme une partie de l’agriculture, de la transition, de l’art et de la culture, de la santé, de l’éducation, etc.

Prendre en compte l’activité contributive permet de penser autrement les questions de retraite, de chômage, d’exclusion, de transition, etc. L’activité contributive vient remettre en cause aussi l’opposition capitalisme/anticapitalisme. Elle redéfinit tout.