Le populisme est une forme politique qui repose sur le régime discursif et narratif propagandaire :
- utilisation systématique d’une logique conceptuelle pour interpréter toutes les situations (simplification, agitation) ;
- réduction de la logique conceptuelle en logique conflictuelle, puis en camps, en archétypes, voire en des personnes précises ;
- transformation de mots en catachrèses et en signaux pour manipuler les émotions des foules et notamment la jouissance des émotions négatives.
Ainsi le populisme ne peut pas être assimilé à un type de programme politique lié à « la trinité des inquiétudes » : immigration, insécurité et corruption des élites qui le rendrait décent (David Goodheart, Cas Muddle).
Il stimule toujours ce que le philosophe Jacques Ellul appelle « la propagande mythique », une propagande qui éveille les « forces obscures », lesquelles sont « rarement maîtrisées », une fois qu’elles ont été « déclenchées ».
Qu’il soit de droite ou de gauche (Mouffe & Laclau), le populisme aboutit toujours au pire.
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